fbpx

Rédaction Web, comment se faciliter l’écriture ?

Sur internet le contenu est roi et la rédaction pour le web prend une place toute particulière. Pour être présent sur le web, il faut écrire, écrire beaucoup. Ecrire les pages de son site, écrire pour les réseaux sociaux, pour des publicités en ligne ou du mailing.

Ces taches vous semblent souvent laborieuses notamment lorsque qu’il s’agit de produire des articles de plus de 1000 mots souvent nécessaires au référencement par les moteurs de recherche. Il nous faut alors user de pédagogie pour vous démontrer que de tels contenus sont à votre portée.

Je vous assure, pas de quoi se taper la tête contre les murs quand on sait que sommes déjà à plus d’une centaine de mots dans cet article, soit un dixième des 1000 mots pré-cités.


Voilà de nombreuses années que je suis amené à rédiger quotidiennement sur de nombreux supports dont le web. Au fil du temps, j’ai mis en place quelques procédés pour lutter contre la page blanche et me suis créé ma propre méthode pour écrire avec plaisir et efficacité.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire part de quelques astuces qui me facilitent la rédaction web, en espérant que cela puisse vous permettre à votre tour de vous créer votre propre méthode.

Décomposer, fragmenter son expertise

Rédaction web : décomposer son expertise

Pour trouver des idées de contenus, dites-vous que ce qui est évident pour vous, ne l’est certainement pas pour celui qui n’a pas votre expertise.

J’ai eu le cas dernièrement d’un client qui devait écrire une page produit autour du repassage à domicile. Mon interlocuteur ne voyait pas ce qu’il pouvait dire d’intéressant sur le sujet. 

Pourtant nous sommes d’accord, si on ne veut pas passer plus de 10 min par chemise, savoir repasser relève d’une réelle expertise.

Personnellement, je pense que tout commence dans le choix du cycle de la machine à laver. Vous avez pu le constater en fonction du programme choisi le vêtement est plus ou moins dur à repasser.

Je vous passerai les détails techniques mais notez que ce dernier paragraphe fait une nouvelle fois une centaine de mots.

Pourtant, nous n’avons pas encore creusé le sujet du cycle ou de modèle de machine à laver qui pourraient faciliter le repassage.

Pour poursuivre cette démonstration, on le sait, un autre paramètre important pour faciliter le repassage, c’est la matière du vêtement.  Là encore, vous vous doutez qu’il y a quelques lignes à écrire qui démontreraient que vos compétences ne font pas un pli ^_^

Tout comme dans cet exemple du repassage, fragmentez votre expertise, vos actions, vos expériences et vous découvrirez de nombreuses opportunités de contenus.

Un sprint pour se lancer

Une fois le sujet défini, bien souvent après un audit sémantique pour la rédaction web, quand je commence à écrire un texte, je me lance dans un sprint en traitant le maximum de points tout en m’interdisant de revenir en arrière pour ne porter aucun jugement sur ma production. Je sais que ce que je vais produire va demander à être affiné, mais chaque chose en son temps.  

Cela me permet de totalement lâcher prise, de rester ouvert à toutes les idées. J’avoue que c’est quelque chose qui a mis du temps à être naturel chez moi. Un des exercices qui m’a permis de libérer mon écriture est l’improvisation théâtrale. Testez et vous découvrirez toute la créativité dont vous pouvez faire preuve quand vous relâchez la pression.

Produire une matière brute

Matière brute pour la rédaction web

Aujourd’hui, dans le cadre de ce petit exercice de rédaction pour le web, les mots filent et mon style est différent des autres jours. Fut un temps cela m’aurait fait peur, ne suis-je pas un expert en communication. Ne devrais-je pas tout maitriser? Dans le cas présent parler au nom de la libre-exception, la marque que je représente, plutôt qu’en mon propre nom ? Est-ce vraiment le ton que l’on attend de moi ?

Non, non, et non, l’important, à cet instant, c’est de produire une matière brute que l’on pourra travailler ensuite.

Comme je le dis souvent aux clients, il est toujours plus facile de retirer du contenu que d’en rajouter. Toujours plus facile de déplacer du texte que de n’avoir rien à déplacer. De changer de cap plutôt que de ne prendre aucune direction.


Trouver son style

Trouver son style dans la rédaction web

Ce lâcher prise va vous permettre de trouver votre style, vous irez vers ce qui est le plus naturel pour vous, ce qui vous donne le plus envie, mais également vers un phrasé qui vous est propre. Vous l’auriez certainement contraint si vous vous étiez posé trop de questions ou si vous aviez essayé, en première intention, de trop formater votre style de rédaction pour le web.

Oubliez les principes, les règles, et dites les choses comme vous avez envie qu’elles soient entendue. Tout en développant votre identité, vous vous faciliterez la vie, vous vous ferez plaisir et cela rendra votre contenu encore plus agréable à lire.

Pour exemple, en première intention, pour un article sur la rédaction pour le web, un format du type, 10 astuces pour surmonter le syndrome de la page blanche aurait, peut-être, été plus conventionnel pour ce sujet, mais quid de ma propre personnalité de l’authenticité du contenu. Au final de ma différence.

De plus trouver son style, c’est être en phase avec soi-même, une condition souvent nécessaire à la réussite de ses projets.

Affiner son texte brut.

Rédaction web : Affiner son texte

Une fois que vous aurez produit assez de matière dans votre premier jet d’écriture (pour cet article ce fut question d’une petite heure), il vous faudra affiner cette matière brute, adapter votre contenu à votre objectif et au support qui va l’accueillir. C’est peut-être ce qui prendra le plus de temps.

Cette étape va vous obliger à prendre du recul pour faire des choix, le sprint créatif devra laisser la place à un travail de fond. N’hésitez pas à créer une césure entre ces deux étapes.

Vous allez corriger votre contenu, optimiser la rédaction pour le web, ajouter des compléments d’informations là où vous pensez ne pas avoir été assez précis, supprimer les redondances, déplacer des blocs pour construire un propos cohérent ou le dynamiser. Oubliez l’idée de faire un plan avant de rédiger, vous allez vous fermer des portes.

C’est au moment de l’affinage que vous pourrez faire ressortir les titres et les intertitres, car j’ose espérer que vous ne commencez pas à les écrire avant d’avoir écrit les contenus. Comme pour l’introduction difficile d’écrire un titre quand on ne sait quel sera le contenu exact.

Faites intervenir l’illustration en dernier lieu, trouver la bonne image prend souvent beaucoup plus de temps que vous ne l’imaginez et cela sera encore plus long tant que ne saurez pas ce qui sera précisément dit. Vous risquez de rapidement tomber sur des images un peu trop communes.

Vous connaissais l’adage « la forme c’est le fond qui remonte à la surface » ?. Vous verrez que vous n’aurez aucun mal à trouver l’image qui correspond à votre propos ne serait-ce qu’en tapant les mots que contient votre texte dans les moteurs de recherches.

Tout comme un vin qui se bonifie avec les années, laissez votre contenu murir avec le temps, travaillez-le régulièrement sur la durée.


Changer de points de vue

Ecrire pour internet : prendre du recul

Une astuce qui permet d’avoir du recul sur son écriture est de changer le support. Ne vous parait-il pas plus simple de relire un texte sur du papier quand vous l’avez écrit sur un ordinateur ? Vous remarquerez que si vous passez du desktop au mobile , il se produit la même chose.

Alors intégrez assez rapidement votre contenu au support final, dans le cadre de rédaction pour le web, si vous publiez vos contenus via un CMS, profitez de cette étape pour redécouvrir votre contenu avec le regard de l’utilisateur. De plus, la mise en page ou les contraintes du design vous guideront dans l’affinage de votre contenu, elles vous obligeront à explorer des voies auxquelles vous n’auriez peut-être pas pas pensé ou, au contraire, vous conforteront dans la direction que vous avez prise.

Préparez la publication de votre texte en oubliant que vous en êtes l’auteur. Vous éviterez ainsi que l’affection que vous portez à votre production ne vous empêche de faire les bons choix. C’est pour cela qu’il est important d’aller très vite dans le premier sprint, pour ne pas avoir le temps de vous attacher à votre texte. Il est toujours difficile de modifier, voire de couper un bloc de texte sur lequel on a passé trop de temps.

Apprendre à se connaitre

Me concernant,quand je sens que mon écriture devient de moins en moins fluide, que les mots ne viennent pas naturellement, je ne lutte plus au point que ce soit désagréable, c’est souvent le moment pour moi de m’arrêter et prendre l’air.  C’est souvent assez frustrant, mais cette frustration me donne encore plus envie d’y retourner.

Autre astuce que j’utilise souvent : arrêter l’écriture au milieu d’un paragraphe et non à la fin. Ainsi, quand on retourne à son texte, on ne se retrouve pas au pied du mur. Il suffit de s’appuyer sur ce qui est déjà écrit plutôt que de s’attaquer à un nouveau paragraphe ou une nouvelle idée.

Pour ma part, changer de lieu me permet également de prendre du recul sur la rédaction pour le web, mais également sur la gestion de projets et les réflexions stratégiques.

Ce qui est souvent imparable chez moi, c’est de faire la vaisselle. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai trouvé une formule, une solution, le scotch brite en main. Notamment pour de la conception-rédaction.

Petit à petit vous allez apprendre à vous connaitre, il y a des lieux, des heures qui vous seront plus propices que d’autres pour écrire. Comme les artistes ont leurs petites manies autorisez-vous également à avoir vos petites manies.

Publier sa production

Ce dernier conseil peut aller de soi, mais n’oublions pas que ce qui va sans dire, va mieux en le disant.

Il n’est pas rare que des contenus soit publiés dans un mauvais timing ou au final jamais publiés, l’auteur ne les pensant jamais assez aboutis.

Mais n’oublions pas que le web bénéficie d’un grand avantage quant à l’optimisation de votre contenu, c’est que celui-ci n’est jamais figé dans le marbre et qu’il peut être optimisé sans limite.

Alors pour ceux qui ne publient pas tant que leur contenu n’est pas absolument parfait, n’oubliez pas que “FAIT est mieux que PARFAIT“.

Pour ma part, étant plutôt du genre jamais content de moi, je suis obligé de me fixer des dead lines assez rigides

D’ailleurs m’y voici à cette fameuse dead line, voici donc la version de ce jour. N’hésitez pas à repasser voir comment les choses évoluent.

Yann Duqueroy

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *